Policiers genevois : Schlechten-le-pyromane (11 février 2009)

Walter Schlechten, président du syndicat des gendarmes genevois, allume sur son blog le Conseil d’Etat et la commission des finances. Ceux-là mêmes qui viennent pourtant de faire un pas dans sa direction. Un pas-citoyen de 1,7 millions de francs sous forme de prime. Pour calmer le jeu entre autorités politiques et syndicat.

Même pas assez ! pourrait comprendre à la lecture de son texte incendiaire. Et déjà de pointer un doigt rageur sur deux rapports très attendus pour ces prochaines semaines. L’un a été demandé par le département des Institutions et porte sur le système de rémunération et de comptabilisation des heures de travail de la police genevoise. Il s’agit du rapport Annoni. L’autre a été demandé par la commission des finances au sujet de la gestion et de la rémunération des heures supplémentaires de la police genevoise. C’est la Cour des comptes qui s’en est chargée.

Si les deux rapports demandés sont jugés défavorables, le patron du syndicat de la police annonce que la police entrera « en guerre » contre le Conseil d’Etat et le Grand Conseil. Pour des fonctionnaires, assermentés, armés, voilà qui dépasse le cadre d’une simple menace.

Alors de deux choses l’une. Soit le numéro 1 du syndicat des gendarmes genevois ne contrôle pas ses propos (ce qui est déjà grave) et il faut qu’il s’excuse rapidement ou alors ce ne sont pas des paroles en l’air et nous ne sommes plus dans un rapport de force comprenant des partenaires sociaux mais devant une bande de révoltés armés.

Quelque soit la réponse, M. Schlechten n’est décidément pas la bonne personne pour résoudre les problèmes de la gendarmerie. Personne ne souhaite de conflits sociaux. Il est allé trop loin. Le syndicat de la police doit pouvoir compter sur un  négociateur et non pas sur un boutefeu !

09:09 | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook | | | |