C’est déjà la Pentecôte au PDC (08 mars 2015)

En plein Carême, voilà que le St-Esprit descend avec quelques semaines d’avance sur le PDC. Ainsi donc, le président démocrate-chrétien découvre que l’immigration subie par la Suisse depuis l’entrée en vigueur de la libre-circulation est calamiteuse. Doit-on se pâmer devant cette déclaration pour le moins inattendue? Décidément, les desseins de Dieu sont impénétrables. Comment comprendre autrement le revirement de «valeurs» opéré Christophe Darbellay ?

Je ne suis pas surpris devant cette énième contorsion de la part de ce parti centriste, en totale perte de vitesse et qui ne doit sa présence à tous les échelons qu’à ses talents d’acrobates de la politique. Pour autant, je n’oublie pas toutes ces années passées à supporter sa morale, ses valeurs et ses admonestations dès que l’on évoque l’immigration. Le PDC s’est pincé le nez depuis les années Schwarzenbach, s’opposant à tout virage politique privilégiant les Suisses, avec une constance qu’il faut lui reconnaître : la Suisse doit être « ouverte », que ce soit en matière d’asile ou d’immigration. Affirmer le contraire et le PDC vous taxait au mieux de xénophobe, au pire de raciste. Combien de discours bien-pensants avons-nous supporté le 1er août de la part de tous ces élus PDC, traînant dans la boue celles et ceux qui ne pensaient pas comme eux, à commencer par l’UDC ?

Depuis l'EEE, n'étaient-ils pas tous favorables à l’adhésion de la Suisse à l’Union européenne, tous de chauds partisans de la libre circulation, tous déterminés à signer les conventions de Schengen et de Dublin. Ne nous ont-ils pas promis catastrophe sur catastrophe à chaque votation écornant leurs beaux principes humanistes ?

Alors de ce passé tout chaud, datant d’hier matin, qu’en font-ils à présent que le problème est identifié et dénoncé par le président PDC, que le mot «préférence nationale» est prononcé et précisé : elle «devrait être une évidence» ?

Parler enfin de préférence nationale - pas d’une préférence cantonale qui donne presque bonne conscience! - c’est rappeler que c’est le minimum que nous attendons de notre gouvernement qui a failli à la première de ses missions. Les milieux économiques l’ont admis en début d’année, il est trop facile d’engager des étrangers, ce qui a pour résultat de laisser en rade les Suisses, beaucoup de Suisses. La paix sociale est fragilisée et l'économie n'aime pas cela. C'est au tour du PDC d'ouvrir les yeux. Peut-être. L’après 9 février 2014 commence le 7 mars 2015 pour le PDC. Deo Gratias.

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