Stéphane Lambiel a toutes les qualités, sauf une : il est suisse ! (14 juin 2016)

Recalée. Voilà le sort qui a été réservé par la Ville de Genève à la candidature de Stéphane Lambiel, star suisse du patinage artistique, qui se présentait pour diriger l’école de patinage des Vernets. C’est Vanessa Gusmeroli, triple championne de France, qui est engagée par le service des sports de Sami Kanaan pour fonder une école de patinage.


Avec beaucoup de classe, Stéphane Lambiel et Peter Grütter (entraîneur bien connu dans le milieu du patinage après 40 ans de bons et loyaux services), bien que déçus, ont souhaité plein succès à la nouvelle école. Ils se concentreront sur leur centre d’entraînement de Champéry.

L’affaire en restera-t-elle là ? Rien n’est moins sûr, tant la déception, voire la colère, agite les milieux concernés et ne pourra pas échapper aux conseillers municipaux de la Ville de Genève.

Etes-vous sérieuse Madame Bonvin?

Pourquoi cette question? Parce qu’encore une fois, c’est une personne de nationalité française qui est choisie au détriment d’un Suisse. Ce qui fait beaucoup dans le département de Sami Kanaan, connaissant les turbulences que traverse le petit monde muséographique après l’engagement de plusieurs personnalités d’origine française en lieu et place de candidats suisses.

Parce que l’on en a assez des réponses que nous donne le magistrat socialiste, via sa responsable des services des sports. Restons sur le cas de Stéphane Lambiel, star valaisanne du patinage artistique, formé dès son plus jeune âge par le club des patineurs de Genève. Ainsi, sa candidature n’a pas été retenue par Sybille Bonvin, cheffe du service des sports, parce que Stéphane Lambiel n’aurait pas le diplôme suisse olympique. C’est comme si le club des Eaux-Vives refusait les services de Roger Federer pour manque d'un diplôme de tennis…

Quant à l’affirmation de l’indisponibilité éventuelle de Stéphane Lambiel, elle n’est pas de mise pour Vanessa Gusmeroli qui est le professeur le moins présent aux Vernets et souvent remplacée par ses assistants, dont deux sont français et dont l’un n’est pas diplômé (!). Quel foutoir !

Non, décidément, voilà encore un engagement qui ne passe pas. Les arguments avancés par Mme Bonvin ne convainquent ni les parents des élèves patineurs, ni les professeurs et encore moins les responsables du club des patineurs. Alors que l’on attend de la Ville de Genève qu’elle protège le sport genevois – tout comme la culture genevoise – voilà une nouvelle décision contestable.

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