Les cantons frontières sont devenus des zones d’insécurité (29 avril 2009)

Dealers guinéens et nigériens se sont expliqués à coups de barres de fer et de tessons de bouteilles dans les rues des Pâquis sous les yeux effarés des habitants pourtant habitués par ces rixes. Toujours dans le même quartier, au cours de la même nuit, deux dealers tunisiens réglaient leur compte à coups de couteau. Peinards, a-t’on envie d’ajouter. Pourquoi s’inquiéteraient-ils ? Laurent Moutinot réfléchit depuis trois ans sur la question. Quelques heures après ces rixes, des patrouilles de la police ont été narguées par ces dealers. On mesure le respect qu’inspire la police genevoise.

Trois constats s’imposent.

Le premier est que la hausse de la criminalité, depuis 2006, est inversement proportionnelle à la diminution massive de la présence des gardes frontières. Elle s’est poursuivie avec l’intégration de la Suisse à l’espace Schengen. A Genève, le désengagement des gardes frontières s’est poursuivi pour renforcer les effectifs à l’aéroport de Cointrin.

Second constat, Genève n’exécute pas les renvois des personnes qui sont sous le coup d'une interdiction d'entrée répertoriés dans la base de donnée SIS. Elles sont tout simplement remises à la rue. Il en est de même des requérants d’asile, hébergés momentanément dans la zone aéroportuaire de Cointrin, dont la demande est refusée et qui doivent quitter la Suisse. A Zurich, 70% de ces demandeurs d’asile quittent le territoire suisse alors qu’à Genève, grâce à l’action de M. Moutinot, environ 2% de faux réfugiés finissent par quitter notre sol. Les autres sont autorisés à passer la frontière. Direction les Pâquis ?

Troisième constat, la durée de travail de la police genevoise s’est considérablement réduite au fil des années. Ce qui a pour effet de réduire sa capacité d’intervention.

Au vue de ces constats, l’UDC proposera prochainement de réformer la police judiciaire des étrangers (BEAD) qui procède à l'éloignement d'étrangers dont le séjour en Suisse n'est plus possible pour des raisons judiciaires (commissions de délits pénaux) et/ou pour des raisons administratives (séjour de trop longue durée sans permis ad hoc, défaut de visa, décision de renvoi suite à une procédure d'asile achevée par un refus, etc.). L’actuelle brigade des enquêtes administrative n’est que peu performante : un à deux cas sont traités par jour, ce qui est insuffisant pour un canton frontière comme Genève.

Rappelons qu’une motion (M 1881) a été déposée par notre parti demandant que le Conseil d’Etat adopte l’intégralité du plan de mesures de la Cour des comptes. Dans ses invites, l’UDC demande également à l’exécutif qu’il mette en place un système instaurant 40 heures hebdomadaires de travail et qu’il suspende immédiatement tout paiement d’indemnité ne reposant pas sur une base légale.

Rappelons aussi qu’une une récente motion UDC a demandé au Conseil d’Etat de ne pas démanteler la douane de Cornavin (voir mon blog du 12 mars).

Enfin, au niveau fédéral, le doit des mineurs doit être durci tout comme la loi sur les stupéfiants. Il faut également supprimer l’article 12 (1) de la Constitution fédérale. La Suisse est le seul pays qui offre le gîte et le couvert aux délinquants étrangers.

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(1 ) Art. 12 Droit d’obtenir de l’aide dans des situations de détresse. Quiconque est dans une situation de détresse et n’est pas en mesure de subvenir à son entretien a le droit d’être aidé et assisté et de recevoir les moyens indispensables pour mener une existence conforme à la dignité humaine.

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