Les inquiétudes syndicales confirmées par la CJUE (07 août 2019)

La dépêche de la rts a de quoi laisser songeur. Elle nous apprend que la Cour de justice européenne (CJUE) a rejeté les critiques des syndicats suisses. Comme ça ? Sans que personne ne recourt à son jugement ? Koen Lenaerts, président de la CJUE, juge la défense des mesures d’accompagnement qui doivent servir à lutter contre le dumping salarial né de la libre circulation comme étant du «protectionnisme». Et d’aller beaucoup plus loin que la simple critique : certaines de ces mesures d’accompagnement pourraient être déclarées comme illégales par la CJUE.

Cette curieuse prise de position des instances judiciaires de l’UE va sans doute plomber encore un peu plus le débat sur l’accord-cadre entre la Suisse et l’UE. Sauf à jouer les carpettes, les syndicats sont confronter et même conforter dans leurs critiques d’une Union européenne mondialiste, opposée à toute mesure de protection du marché du travail.

En signant cet accord-cadre qui, rappelons-le, nous mets sous domination juridique de l’UE, la Suisse accepte de renoncer à toute mesure de protection pour l’emploi local. Pour les Genevois, confronté à la concurrence de 110'000 permis frontaliers, c’est l’assurance d’avoir la justice européenne sur le dos à chaque litige lié à l’emploi. C’est l’assurance de mettre aux oubliettes la préférence cantonale.

Avec l’accord-cadre, la Suisse sera bel et bien dans le grand marché européen. L’UDC l’affirme avec véhémence depuis longtemps. Les syndicats s’interrogent, ils ont aujourd’hui la réponse à leurs interrogations.

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