Politique: d'abord du courage ! (19 août 2009)

S’exprimant, voici quelques mois, devant les ambassadeurs des États membres de l’Union européenne, Nicolas Hayek, le président du groupe Swatch, a mis en évidence le déficit démocratique de l’Union européenne et son absence d’attractivité économique comparativement à la Confédération helvétique. Nous reproduisons l’intégralité de ce point de vue rafraichissant, peut-être un peu idyllique, qui ramène le « modèle européen » à ses justes proportions.

Mais la clairvoyance de l’industriel va bien plus loin que la simple et honnête explication du refus de la Suisse à l’UE. Elle se fait ambassadeur de la majorité de citoyens qui ont dit refusé l'adhésion tant espérée par les autorités politiques du moment. Et qui a besoin que des personnalités connues les défendent, disent ce qu’ils pensent et qu’ils le disent bien. C’est ce qu’à fait M. Hayek.

Dans un tout ordre d’idée, la détention de nos deux ressortissants en Lybie a montré les limites de Madame Calmy-Rey, de ses services et de ceux de Jean Ziegler, alors que d’autres nations n’ont pas tardées à réagir vivement et à rapatrier leur concitoyens emprisonnés, pour la plupart, dans des pays islamiques.

Cela m’amène à une réflexion de Gonzague de Reynald relue récemment et que je trouve terriblement d’actualité : S’il est un pays qui, dans tous les domaines, a besoin de la qualité pour soutenir la concurrence, c’est le nôtre. Une douzaine d’écrivains, d’artistes, de savants – alors de premier ordre – sont plus capables de maintenir la Suisse à la tête de la civilisation, d’affirmer son originalité, sa raison d’être, que tous nos maîtres d’école rangés en bataille, renforcés de tous nos diplômes, de tous nos spécialistes, de toute nos sociétés savantes, artistiques ou littéraires, de tous nos amateurs. Avec une somme infinie de médiocrités, on ne fera jamais le contrepoids du génie, même du talent véritable.

Nous avons trouvé en Christoph Blocher un politicien d'une très grande envergure. Il aurait été l’homme de la situation face aux attaques des Anglo-américains contre notre secret bancaire. Il y a Ueli Windisch qui s’est exprimé librement dans un milieu universitaire qui s’est montré bien provinciale. Il y a Nicolas Hayek qui, par son franc-parlé, nous apporte un peu d'air frais, habitués que nous sommes à respirer des masses d'air pollué politiquement.

Allez, courage ! Encore quelques patrons, des vrais, pour arriver à douze !

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