Je quitte mon poste de secrétaire général (31 mars 2010)

Dès le 1er mai, je n'occuperai plus la fonction de secrétaire général de la section genevoise de l'UDC. Pour comprendre ma décision, il faut revenir quelques mois en arrière.

Au lendemain de l'assemblée générale ordinaire de l'UDC-Genève (8 décembre 2009), Eric Leyvraz (président) et Yves Nidegger (vice-président) m'ont informé de leur volonté de limiter les dépenses en vue des élections de 2011. Parmi les décisions prises à cet effet, le poste de secrétaire général ne sera plus occupé, dès le 1er mai, qu'à 50%.

Ce choix, que je ne conteste pas, m'a amené à dresser un bilan des huit ans passés au service de mon parti. Lors de mon engagement, en juin 2002, la section genevoise de l'UDC comptait une centaine de membres et 10 députés. L'UDC Suisse s'appuyait alors sur deux conseillers nationaux vaudois. Lorsque je quitterai ma fonction, il y aura près de 600 membres, 2 conseillers nationaux, 9 députés, 27 conseillers municipaux et 7 constituants. L'UDC Suisse compte 11 conseillers nationaux romands et a mis sur pied une coordination romande qui se réunit plusieurs fois par année. Depuis 2002, j'ai suivi 6 campagnes électorales, toutes plus importantes en nombre de candidats, en séances, en planification. Aujourd'hui, le secrétariat dispose d'une secrétaire à temps partiel et de 3 assistants parlementaires. En quelques chiffres, l'on s'aperçoit que la fonction de secrétaire général s'est développée au fil de la progression de notre parti. Elle ne devrait pas diminuer les années suivantes.

Mon premier constat est qu'un temps partiel ne me paraît pas suffisant.

Mon deuxième constat est d'ordre familial. La fonction de secrétaire général ne connaît ni horaires ni contingences familiales. Elle est envahissante parce que mille détails sont toujours à régler, parce que chaque jour ne suffit pas à tout faire, parce que samedi et dimanche permettent trop souvent de rattraper le travail en retard, parce que l'actualité est haletante. Ma famille en a fait les frais.

Mon troisième constat est que je suis aussi fatigué de cette charge. Je peine à récupérer et ne suis pas au « top » tous les jours. A la veille de campagnes électorales importantes, je crains de ne pas pouvoir être de tous les coups, comme par le passé.

Voilà pourquoi j'ai décidé de ne pas accepter de continuer à mi-temps. Je reste bien évidemment à la disposition de mon parti et continuerai de l'aider selon les disponibilités de mon prochain engagement professionnel. Pour l'heure, je n'en ai aucun. Je me concentrerai donc sur mon mandat de député et espère être plus disponible pour ma famille, ce qui n'a vraiment pas été le cas durant ces dernières années.

Un dernier mot pour remercier les présidents avec qui j'ai eu beaucoup de plaisir à travailler. Jacques Pagan, André Reymond, Soli Pardo et Eric Leyvraz m'ont tous aidé dans ma fonction, soutenu dans les difficultés, partagé les bons et les mauvais moments. Mes remerciements vont aussi à tous les membres de mon parti qui m'ont accordé leur confiance et leur amitié. Secrétaire général d'un parti politique, durant huit ans, c'est une belle gageure. Je me réjouis déjà d'être de l'autre côté de la table et de poursuivre dorénavant notre combat politique parmi eux!

> RADIO CITE - 1er avril 2010
> TRIBUNE DE GENEVE - 1er avril 2010
> LA CHRONIQUE DE PASCAL DESCAILLET - 1er avril 2010
> LE COURRIER - 10 avril 2010

 

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