Stop aux réclames pour lupanars ! (17 avril 2010)

venus.jpgDepuis que l'accord sur la libre circulation est entré en vigueur, la prostitution a explosé à Genève. Une personne sur 170 habitants s'adonne à la prostitution dans la Cité de Calvin. 130 salons érotiques, 2'700 prostitués et prostituées. Ce milieu est non seulement celui de la débauche mais aussi celui de la criminalité. (...) la prostitution n'est pas claire dans la tête des gens qui, bourrés d'idées reçues, mélangent la fiction littéraire à la réalité et font voisiner dans un flou artistique les putes au grand cœur et les salopes, les bêtes de plaisirs et les anges dévoyés, les putains respectueuses et les putains respectables. (L'Événement du Jeudi, 10 avril 1986). Faut-il favoriser ce commerce en laissant libre d'accès les panneaux publicitaires ?

Pour les députés UDC, la réponse est non ! Ces publicités réduisent la femme à un objet sexuel et inculquent à nos enfants, dès le plus jeune âge, une image dégradante et mercantile de la femme. Nous proposons donc d'interdire la publicité sur le domaine public pour la prostitution de salon et celle d'escorte en modifiant la loi sur les procédés de réclame.

A cette image dégradante de la femme, mais aussi aux conditions de vie déplorables des prostituées, notre demande devrait trouvé un écho auprès des associations engagées dans la défense de la femme, telle que le Centre de liaison des associations féminines genevoises animée avec brio par Mme Claude Golovine. Nous prendrons contact avec elle. Les députées de tous bords politiques, nous semble-t-il, devraient être sensibles à ne pas aider d'une manière ou d'une autre ces pratiques et donc « réserver un bon accueil au présent projet de loi », selon la formule consacrée. Et puis aussi quelques femmes connues pour leur engagement féministes, telle Mireille Valette. Et d'autres encore. Nous prendrons contact avec chacune d'entre elles

 

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