L'option helvétique pour échapper à l'Union européenne (14 juillet 2010)

Marre de l'UE ! Marre de l'euro ! Marre des europhiles ! En cette période de vacances, vous allez être des milliers à entendre ces plaintes sur les plages ou dans les villes d'Italie, de France, d'Allemagne.

Certes, depuis le 1er décembre 2009, le traité de Lisbonne, qui reprend la quasi-intégralité de la Constitution européenne rejetée par 55 % des Français en 2005, un État membre se voit reconnaître officiellement le droit de quitter l'Union européenne (article 49-A).

Mais quel gouvernement utilisera ce fameux article ? Les citoyens des pays membres de l'Union européenne n'ont pas le pouvoir de déposer une initiative pour réclamer pareille démarche. Reste l'attente d'un sauveur...

Il existe ! Il s'appelle Dominique Baettig, il est conseiller national UDC. En proposant d'élargir nos frontières aux régions limitrophes, le Jurassien fait plus que de proposer à nos voisins allemands, italiens ou français les avantages d'une démocratie directe ou d'une économie en forme malgré la crise. Il leurs offre, ni plus ni moins, un ticket de sortie de l'Union européenne.

Qu'aurait donné l'enquête révélée aujourd'hui par la Weltwoche (voir sur le site de notre bonne Tribune), si cet argument avait été avancé ? Ceux du Vorarlberg, de la Savoie, du Bade-Würtenberg ou de la région Côme/Varèse auraient certainement été encore plus nombreux à répondre favorablement à cette idée. La réponse du Conseil fédéral à la motion de Dominique Baettig (1) démontre une fois de plus l'alignement bruxellois de ces Messieurs et Dames de Berne. La motion de notre ami jurassien démontre, quant à elle, que d'autres chemins mènent ailleurs qu'à Bruxelles !

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(1)   Un "acte politique inamical" que les Etats voisins pourraient considérer comme "provocateur".

 

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