L’intégration jusqu’où ? (3) (02 décembre 2007)

L’inventaire raisonné de M. Türker montre un incroyable bazar de l’immigration à Genève.

 

Les multiples associations s’occupant plus ou moins de l’intégration sont divisées en deux parties : la première recense les institutions publiques, parapubliques et privées. Il y en a 73. Elles dispensent des consultations ethno-psychiatriques, des cours de langues, des informations aux sans-papiers, des programmes de lutte contre les discriminations, des soins aux femmes victimes de violences conjugales, des aides à l’accueil pour les fonctionnaires internationaux, des permanences sociales pour aider toutes les clandestins afin qu’ils puissent bénéficier de l’école, des assurances maladie ou accident, des cantines scolaires, des assurances sociales (AI, chômage, etc.), des services regroupant des interprètes, des consultations de médecine générale pour les requérants d’asile, des actions dans le domaines de la santé mentale, la prévention du sida, des conseils juridiques (droit d’asile et droit des étrangers), etc.

 

La deuxième partie donne les fiches descriptives de 45 associations d’immigrés, sur plus de 250 à avoir répondu à l’ancien syndicaliste. Elles sont le plus souvent de petites associations qui ne s’occupent que des immigrés de leur nationalité. Elles offrent l’accueil et l’information nécessaires à leurs nationaux, des cours de langues, tiennent des permanences juridiques, donnent des cours de religion, prennent position contre le négationnisme, se déclarent solidaire dans la lutte menée par les « retournants » (association des Survivants de la Drina-Srebrenica), organisent des fêtes et des rencontres sportives, défendent la culture africaine, etc. Pour la plupart, elles ne vivent que grâce à leurs propres membres et leurs budgets ne sont pas élevés.

 

Ainsi qu’on le remarque, à peu près tous les secteurs de l’intégration sont touchés. Relevons que ces multiples démarches répondent avec entêtement à une seule inquiétude : que les étrangers puissent vivre à Genève le mieux possible, avec le moins d’embarras et même, pour les requérants d’asiles et les clandestins, sans trop tenir compte des lois. Le tout sous l’œil paternel de la gauche et la bienveillance de la droite qui financent généreusement la plupart de ces associations.

 

Et les Suisses, quelle est leur place dans cette démarche intégrationniste? Quelles sont leurs préoccupations, leurs difficultés? Qui les aident lorsqu'ils sont isolés (et souvent âgés) dans des immeubles à forte densité étrangère? Quelles associations défendent les élèves suisses perdus dans des classes à majorité étrangère et dont l'enseignement ne peut être donné normalement? Quelles sont les associations qui défendent leurs intérêts? Qui défend les Suisses des petites frappes étrangères qui commettent un grand nombre d'incivilités? Quelle permanence juridique les aide?

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