Politique - Page 2

  • Grand Conseil: nombreux textes UDC déposés

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    Pendant que les chefs se tirent (de suite) et que d'autres se tirent (dessus), une quarantaine d'élus UDC assume sans faillir le mandat que leur a confié leurs électeurs. Ainsi en est-il des députés. Ils ont profité d'un mois d'avril sans séance plénière pour déposer de nombreux textes devant le Parlement.

    - Réintroduisons des contrôles systématiques à nos frontières !
    La résolution 607
    , déposée par Eric Bertinat invite le Conseil fédéral à réintroduire, conformément aux accords de Schengen, des contrôles systématiques aux frontières du canton de Genève, particulièrement affecté par la criminalité en provenance de l'espace Schengen.

    - Clandestins : Les autorités doivent appliquer la loi
    La motion 1943
    , déposée par Stéphane Florey, invite le Conseil d'Etat à une application résolument plus stricte de la loi fédérale sur les étrangers et de la loi sur le travail au noir. Le canton de Genève, qui présente une dette de quelques 12 milliards de francs, se voit privé de l'impôt de milliers de personnes qui profitent non seulement de l'école publique, mais également des soins médicaux délivrés gratuitement par les HUG.

    - Interdire la publicité en faveur de la prostitution !
    Le projet de loi 10653
    , déposé par Eric Bertinat, demande que l'affichage public ne compromette pas le développement de notre jeunesse ni se fasse complice d'un commerce dont le capital humain est prodigué par la détresse d'autrui. Ces raisons commandent la modification de la loi sur les procédés de réclame.

    - Assurer l'avenir du Haras national
    La résolution 610
    , déposée par Céline Amaudruz, invite le Conseil d'Etat à intervenir auprès de l'Assemblée fédérale pour maintenir durablement le Haras national d'Avenches.

    - Serons-nous plus heureux quand tout aura été bétonné ?
    La motion 1951
    , déposée par Eric Leyvraz, invite le Conseil d'Etat à proposer, dans le cadre du plan directeur 2012 de l'aménagement du territoire, un texte de loi garantissant à 9 000 hectares de terres agricoles la même protection que celle accordée aux forêts.

    - Stop au harcèlement des contribuables qui sollicitent un délai par le biais de leur fiduciaire
    La motion 1945
    , déposée par Eric Bertinat, invite le Conseil d'Etat à renoncer aux exigences nouvelles de l'AFC pour 2010, s'agissant des demandes de délais par l'intermédiaire de fiduciaires et accepter jusqu'au 31 mai 2010 les demandes qui lui seront présentées. L'urgence sera demandée par le groupe UDC.

     

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  • Genève offre ses prestations sociales à toute l'UE

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    Lutter contre la pauvreté des familles ! Ils travaillent mais leurs revenus ne leur permettent pas de vivre à Genève. 3'000 familles (1) font ainsi partie des « working poor », ces familles traditionnelles, recomposées ou monoparentales dont les fins de mois sont terriblement difficiles. A répétition. Plutôt que de les laisser tendre la main à l'aide sociale, François Longchamp leur propose un système innovant de prestations complémentaires calquées sur celles de l'AVS et AI (PL 10600). Un droit à un revenu minimum pour cette catégorie de la population. Soit 2'075F par mois, multiplié par un coefficient déterminé selon le nombre de personnes composant le groupe familial. Environ 5'000F pour une famille avec 3 enfants. Entre 20 et 30 millions de francs supplémentaires au prochain budget de l'Etat. A mes yeux, ce projet de loi, bien que séduisant sous plusieurs aspects, pose plusieurs questions d'importance telles que celle du principe des salaires de misère complétés par l'Etat ou celle de l'instauration d'un revenu minimum pour une seule catégorie de travailleurs. J'aurai l'occasion d'y revenir plus en détail.

    Mais qui sont les bénéficiaires de cette nouvelle subvention publique ? Selon le PL, ces personnes devront avoir leur domicile sur le territoire cantonal, vivre en ménage commun avec des enfants, exercer une activité lucrative et répondre aux autres conditions prévues par la présente loi. Quelles sont donc ces « autres conditions » ? Attester d'une durée de séjour minimale de 5 ans ininterrompue en Suisse ou sur le territoire d'un Etat membre de l'Union européenne ou de l'AELE. En d'autres termes, n'importe quelle famille de la planète, ayant vécut 5 ans dans l'UE, puis s'installant à Genève munie d'un contrat de travail, pourra bénéficier des prestations complémentaires familiales si son revenu n'est pas suffisant selon les critères établis pour les rentiers AVS ou AI. François Longchamp nous a assuré qu'il n'y a aucun danger de voir affluer des travailleurs étrangers provenant de l'UE. Il ne rassure que lui-même. La récente affaire des « frontaliers » contestant l'imposition à la source au nom de la discrimination de traitement est là pour nous rappeler que nous sommes liés pieds et mains à l'Union européenne. Aujourd'hui, toute amélioration de la condition de vie des résidents genevois rendra d'autant attractif notre canton. Genevois : vous avez bien fait de voter pour la libre circulation !

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    (1)    Elles étaient 1'700 selon le communiqué de presse du 5 juin 2009 du département de la solidarité et de l'emploi.

     

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  • Stop aux réclames pour lupanars !

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    venus.jpgDepuis que l'accord sur la libre circulation est entré en vigueur, la prostitution a explosé à Genève. Une personne sur 170 habitants s'adonne à la prostitution dans la Cité de Calvin. 130 salons érotiques, 2'700 prostitués et prostituées. Ce milieu est non seulement celui de la débauche mais aussi celui de la criminalité. (...) la prostitution n'est pas claire dans la tête des gens qui, bourrés d'idées reçues, mélangent la fiction littéraire à la réalité et font voisiner dans un flou artistique les putes au grand cœur et les salopes, les bêtes de plaisirs et les anges dévoyés, les putains respectueuses et les putains respectables. (L'Événement du Jeudi, 10 avril 1986). Faut-il favoriser ce commerce en laissant libre d'accès les panneaux publicitaires ?

    Pour les députés UDC, la réponse est non ! Ces publicités réduisent la femme à un objet sexuel et inculquent à nos enfants, dès le plus jeune âge, une image dégradante et mercantile de la femme. Nous proposons donc d'interdire la publicité sur le domaine public pour la prostitution de salon et celle d'escorte en modifiant la loi sur les procédés de réclame.

    A cette image dégradante de la femme, mais aussi aux conditions de vie déplorables des prostituées, notre demande devrait trouvé un écho auprès des associations engagées dans la défense de la femme, telle que le Centre de liaison des associations féminines genevoises animée avec brio par Mme Claude Golovine. Nous prendrons contact avec elle. Les députées de tous bords politiques, nous semble-t-il, devraient être sensibles à ne pas aider d'une manière ou d'une autre ces pratiques et donc « réserver un bon accueil au présent projet de loi », selon la formule consacrée. Et puis aussi quelques femmes connues pour leur engagement féministes, telle Mireille Valette. Et d'autres encore. Nous prendrons contact avec chacune d'entre elles

     

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  • Que faire de la villa Rigot ? Les blogueurs ont-ils des propositions ?

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    C'est sans tristesse que j'ai appris la disparition du Forum Humanitaire Mondial (FHM). Il s'agissait d'un chmilblik international supplémentaire et inutile, lancé par Micheline Calmy-Rey et destiné à occuper la retraite de Kofi Annan (72 ans, ancien patron de l'ONU qui démontra toute l'inefficacité du machin au Rwanda ou en l'Irak) et quelques autres retraités probablement nostalgiques de réceptions et de contacts internationaux, tel Walter Füst, ancien directeur de la DDC, qui eût le grand malheur de ne pas être élu à la tête du Programme Alimentaire Mondial. Bref, rien d'autre qu'un quatrième pilier pour ces retraités désœuvrés.

    Il convient de rappeler que, grâce au canton et à la ville de Genève, les contribuables genevois avaient généreusement participé à la création de cette organisation qui n'aura su démontrer que son inutilité après trois ans d'existence. Un échec qui ne saurait être de la responsabilité de Kofi Annan. Voici quelques jours, lors du TJ de 19h30, ce brillant diplomate a critiqué sans retenue la Suisse, fautive à ses yeux de n'avoir pas assez injecté d'argent dans le Forum pour son fonctionnement, avant de refuser de le sauver. L'ancien chef de l'ONU, qui n'est pas à quelques millions près, estime que «Le montant en jeu, 2 millions de francs, ne me paraît pas si important.». «Le gouvernement suisse n'a pas (...) fait pression sur d'autres donateurs pour qu'ils augmentent leur contribution. Il a par contre proposé un arrangement qui a pesé (dans le destin du forum, ndlr): la fermeture de la fondation contre l'épongement des dettes. (...) Je suis très déçu, de même que les autres membres du conseil et ceux de la direction. Ils ont d'ailleurs écrit collectivement une lettre à Berne pour faire part de leur déception.» Le Ghanéen n'a pas la reconnaissance du ventre, c'est bien connu.

    L'Etat de Genève a mis la Villa Rigot à disposition gratuitement du FHM, soit un soutien financier de 200'000 à 300'000 francs par an. Il n'y a pas de trace de cette somme dans le récapitulatif des subventions pour les comptes 2009. Je demanderai, lors de l'étude des comptes, où donc figure cette dépense.

    La Villa Rigot est libre. Qu'en fera le canton ? Voilà une bonne occasion pour les vénérables blogueurs de notre bonne Tribune de trouver une utilisation judicieuse pour cette belle et très discrète demeure. Essayez de l'admirer sur le net, vous comprendrez pourquoi j'emploie l'adjectif « discrète ».

     

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  • Je quitte mon poste de secrétaire général

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    Dès le 1er mai, je n'occuperai plus la fonction de secrétaire général de la section genevoise de l'UDC. Pour comprendre ma décision, il faut revenir quelques mois en arrière.

    Au lendemain de l'assemblée générale ordinaire de l'UDC-Genève (8 décembre 2009), Eric Leyvraz (président) et Yves Nidegger (vice-président) m'ont informé de leur volonté de limiter les dépenses en vue des élections de 2011. Parmi les décisions prises à cet effet, le poste de secrétaire général ne sera plus occupé, dès le 1er mai, qu'à 50%.

    Ce choix, que je ne conteste pas, m'a amené à dresser un bilan des huit ans passés au service de mon parti. Lors de mon engagement, en juin 2002, la section genevoise de l'UDC comptait une centaine de membres et 10 députés. L'UDC Suisse s'appuyait alors sur deux conseillers nationaux vaudois. Lorsque je quitterai ma fonction, il y aura près de 600 membres, 2 conseillers nationaux, 9 députés, 27 conseillers municipaux et 7 constituants. L'UDC Suisse compte 11 conseillers nationaux romands et a mis sur pied une coordination romande qui se réunit plusieurs fois par année. Depuis 2002, j'ai suivi 6 campagnes électorales, toutes plus importantes en nombre de candidats, en séances, en planification. Aujourd'hui, le secrétariat dispose d'une secrétaire à temps partiel et de 3 assistants parlementaires. En quelques chiffres, l'on s'aperçoit que la fonction de secrétaire général s'est développée au fil de la progression de notre parti. Elle ne devrait pas diminuer les années suivantes.

    Mon premier constat est qu'un temps partiel ne me paraît pas suffisant.

    Mon deuxième constat est d'ordre familial. La fonction de secrétaire général ne connaît ni horaires ni contingences familiales. Elle est envahissante parce que mille détails sont toujours à régler, parce que chaque jour ne suffit pas à tout faire, parce que samedi et dimanche permettent trop souvent de rattraper le travail en retard, parce que l'actualité est haletante. Ma famille en a fait les frais.

    Mon troisième constat est que je suis aussi fatigué de cette charge. Je peine à récupérer et ne suis pas au « top » tous les jours. A la veille de campagnes électorales importantes, je crains de ne pas pouvoir être de tous les coups, comme par le passé.

    Voilà pourquoi j'ai décidé de ne pas accepter de continuer à mi-temps. Je reste bien évidemment à la disposition de mon parti et continuerai de l'aider selon les disponibilités de mon prochain engagement professionnel. Pour l'heure, je n'en ai aucun. Je me concentrerai donc sur mon mandat de député et espère être plus disponible pour ma famille, ce qui n'a vraiment pas été le cas durant ces dernières années.

    Un dernier mot pour remercier les présidents avec qui j'ai eu beaucoup de plaisir à travailler. Jacques Pagan, André Reymond, Soli Pardo et Eric Leyvraz m'ont tous aidé dans ma fonction, soutenu dans les difficultés, partagé les bons et les mauvais moments. Mes remerciements vont aussi à tous les membres de mon parti qui m'ont accordé leur confiance et leur amitié. Secrétaire général d'un parti politique, durant huit ans, c'est une belle gageure. Je me réjouis déjà d'être de l'autre côté de la table et de poursuivre dorénavant notre combat politique parmi eux!

    > RADIO CITE - 1er avril 2010
    > TRIBUNE DE GENEVE - 1er avril 2010
    > LA CHRONIQUE DE PASCAL DESCAILLET - 1er avril 2010
    > LE COURRIER - 10 avril 2010

     

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