A travers les travées - Page 6

  • Les bons outils font les bons conseillers municipaux  

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    La Ville de Genève termine péniblement son année 2018. Après le choc qui a suivi la parution du rapport de la Cour des compte sur les dépenses inconséquentes des Conseillers administratif, voilà quelques jours plus tard que les dépenses du personnel municipal sont sous les feux du Service du contrôle financier de la Ville de Genève (CFI).

    Ainsi donc, après les magistrats, le personnel de la Ville de Genève ne brille pas plus dans la rigueur de leurs propres frais professionnels.

    L’audit du CFI pris comme tel donnera lieu à de nouveaux débats lors du budget et peut-être plus encore à l’heure des comptes 2018. Nous entendrons de nouvelles justifications de l’exécutif, de nouvelles mesures pour juguler ces curieuses pratiques et corriger le système de contrôle interne a été jugé défaillant.

    Sale année pour l’administration communale. Mais aussi sale année pour les conseillers municipaux qui se sont aperçus de la faiblesse des outils de contrôle mis à leur disposition. Les commissions de l’aménagement ou celle des constructions brassent des dizaines de millions de francs par année, se contentent des projets présentés par les magistrats, les questionnant et recevant des réponses plus ou moins précises.

    La récente affaire des frais supplémentaires engagés par le Grand Théâtre de Genève lors de son déménagement et l’aménagement de ses sites provisoires pendant la rénovation de la place de Neuve a démontré notre grande difficulté à  dépasser les simples réponses des magistrats ou même les auditions demandées en séance de commission.

    C’est la fuite des observations transmises à Rémy Pagani et à Sami Kanaan par le Contrôle financier qui a permis de prendre la mesure de ce dossier bâclé dont, entre autres constats, certains frais pris en charge devraient être imputés sur le compte de fonctionnement et non sur  les investissements de la Ville de Genève.

    Il nous faut donc impérativement nous emparer des rapports du CFI dont à ce jour nous ne sommes ni informés de leur parution, ni n’y avons pas accès ; seul le Conseil administratif et ses chefs de service peuvent en disposer. Inutile de relever les pressions que subit ce service livré à ses employeurs alors qu’il doit exercer de façon indépendante et objective l’audit interne de l’administration municipale.

    Aussi, je dépose pour janvier 2019 un projet de délibération intitulé : « Protéger et renforcer l’indépendance de l’audit interne face aux pressions ». Pour ce faire, je veux modifier le règlement sur le contrôle interne, l’audit interne et la révision des comptes annuels en Ville de Genève (LC 21 191), afin de mettre sur le même rang Conseil administratif et Conseil municipal.

    Le travail du Service du contrôle financier de la Ville de Genève doit être bonifier et servir aux décisions du Conseil municipal.

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  • Autodétermination : Les Suisses aiment les traités internationaux

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    C’est la troisième fois que le peuple soutient les traités internationaux. En 1977, l'initiative populaire «contre la limitation du droit de vote lors de la conclusion de traités avec l'étranger» est rejetée tout comme celle de l’ASIN, en 2012 «Accords internationaux: la parole au peuple!». Toutes sont rejetées dans des proportions identiques à l’initiative votée ce jour.

    Soyons sincère. Sauf surprise, nous pensions perdre cette votation mais pas avec un score si bas. Il y a donc forcément une ou des erreurs dans notre stratégie. J’en vois trois.

    La première se trouve dans le nom même de l’initiative (l’autodétermination). Il n’est guère agréable à l’oreille et nous trouvons parmi ses antonymes le mot «liberté». Nous avons perdu de nombreuses semaines à faire passer dans la population le titre de notre initiative.

    Deuxième erreur, bien évidemment, le visuel. L’affiche officielle a privilégié une forme d’anonymat, jaune douçâtre, sans même le logo de l’UDC. La jolie blonde elle-même n’avait pas l’air particulièrement emballée de présenter le panneau qui indiquait «oui» à notre initiative. Nous voila bien loin des campagnes UDC habituelles, provoquantes, qui chauffaient les débats et ne laissaient personne indiffèrent.

    Troisième erreur, c’est celle de s’être laissé enfermé dans un débat sur la Cour européenne des doits de l’homme. Notre initiative était bien plus large. Je l’ai dit à plusieurs reprises sur ma page FB. Elle touchait notre implication dans l’OTAN, donc notre neutralité telle qu’inscrite dans la Constitution, aussi bien que l'initiative populaire fédérale «Pour la protection des régions alpines contre le trafic de transit», inscrite dans la Constitution et que le parlement fédéral n’a toujours pas appliquée. Sans parler de l’initiative contre l’immigration de masse qui a mis si mal à l’aise la classe politique qu’elle refuse toujours d’appliquer les quotas demandés.

    A moins d’une année des élections nationales, ce mauvais résultat doit être analysé sans état d’âme par les dirigeants de l’UDC. Une partie de notre électorat, que je ne parviens pas à évaluer, s’est détourné des urnes parce qu’il pense qu’il ne sert à rien de voter pour l’UDC. Échec en votations et si succès, il n’y a pas d’application de nos textes. C’est une mise en cause de notre démocratie. C’est aussi une mise en cause de notre parti et de son potentiel pour changer la politique. Il faut revenir à nos fondamentaux. C’est l’une des conclusions à tirer de cette votation.

     
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  • Ce que l'ONU nous concocte en matière d'immigration

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    En principe l'accord "Global compact for migration | Refugees and Migrants" concerne les signataires uniquement. Mais si l’EU l’adopte nous aurons de la peine à y échapper. J’ai tout de même une question à propos de l’image que nous voyons sur cette page du site de l’ONU présentant ce fameux accord.
     
    Pourquoi les deux personnages représentés sont deux arabes, sans doute musulmans (la femme en tout cas)?
     
    Est-ce pour signifier que nous devons nous attendre à un afflux considérable de ces gens ?
     
    L’Arabie, le Qatar, les Emirats, Oman, la Jordanie, la Tunisie, le Maroc, etc. vont-ils en accueillir ?
     
    Certes non, car ils savent à quoi s’en tenir, eux qui cherchent à faire avancer la condition de la femme dans leurs pays. On voit rarement des jeunes femmes portant le foulard dans les rues de Beyrouth par exemple, à part les fanatiques. Le président égyptien Nasser avait refusé à l’époque d’obliger les égyptiennes à le porter comme l’exigeaient les Frères musulmans. «Ma fille est en faculté de médecine et elle ne le portera pas», leur avait-il répondu publiquement.
     
    Or, que voyons-nous dans nos rues, dans nos bus, et un peu partout ailleurs? Une volonté affichée de nous faire comprendre, comme le disait Tarik Ramadan à la télévision suisse : «Il vous faut comprendre que la Suisse de l’homme blanc appartient au passé».
     
    Il y a une volonté manifeste et incontestable de certains milieux économiques et athées de vouloir changer la nature de l’Europe. Des centaines, des dizaines de centaines, de vidéos sur internet font le point sur ce qui se passe et sur ce qui se trame.
     
    Nous assistons à une guerre larvée contre le christianisme et une ouverture inconditionnelle à toutes les autres religions et courants de pensée.
     
    Pour notre part - en Suisse - résistons à cette programmation planifiée et non avouée qui vise la décadence de l’Occident.
     
    Le 25 novembre nous avons la possibilité de dire notre mot et de préserver l’autorité de la Constitution suisse sur les très nombreuses interférences d’entités extérieures qui cherchent à nous mettre au pas.
     
    Votez OUI, sans autre souci que de conserver nos libertés !

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  • La politique avant l'économie

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    Avez-vous remarqué la campagne menée par les associations patronales ? Les associations patronales sont totalement satisfaites des performances de la place économique suisse qui sont, selon elles, prospères et compétitives notamment grâce au droit international. Une Suisse soumise juridiquement à Bruxelles ne leur pose pas de problème, bien au contraire. Tant que l’économie va, tout va ! C’est pourquoi, elle ne craigne rien tant que d’être isolée sur la scène international si l’initiative de l’UDC sur l’autodétermination était acceptée le 25 novembre prochain.
     
    Le patronat tient son rôle : l’économie d’abord ! Il ne peut offrir plus à la population. La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a. Mais se borner à mener politique sur la seule donne économique de l’ouverture des frontières et de la libre circulation a atteint ses limites. Cette réflexion, certifiée par de multiples diplômés tout droit sortis de nos universités, ne conduit qu’à la fracture sociale qui se dessine lentement devant nos yeux. A Genève, la place économique prospère et compétitive notamment grâce au droit international déverse des centaines de travailleurs dans les Centres d’action sociales de l’Hospice général.

    Depuis 10 ans, le nombre de personnes ayant recours à l'aide sociale en Suisse est en augmentation constante et notre canton n'échappe pas à cet état de fait. Si on peut constater que l'augmentation est actuellement légèrement dégressive, il n'en reste pas moins que sur 10 ans, la progression demeure ininterrompue, passant de 6’882 dossiers financiers en 2008 à 13’035 en 2017 (+89,4%), alors que l'environnement économique est demeuré stable et que le chômage enregistre actuellement même une baisse. Ces chiffres témoignent de la difficulté grandissante des bénéficiaires de l’aide sociale à trouver un emploi dans un marché du travail offrant peu d'opportunités d'insertion professionnelle.

    La Suisse a été conçu pour que la démocratie directe se confonde avec la souveraineté du pays et la souveraineté du peuple. Dans les mains du Conseil fédéral qui a renoncé à faire prévaloir la politique sur l’économie, et qui a admis dans son for intérieur que la volonté du peuple ne s’exercerait plus que dans le cadre consenti par l’idéologie néolibérale et la dota bruxelloise, la prédominance de l’économie sur la politique devient une trappe pour notre démocratie et notre indépendance. Pris au piège, il n’exerce déjà plus tout à fait le pouvoir. Les ridicules discussions qui se déroulent actuellement entre Berne et Bruxelles sont un vaudeville au scénario médiocre. 

    Au contraire, si le politique décide de reprendre la main, de ne pas se soumettre aux diktats de l’économie et au spectacle médiatique, il peut à nouveau parler aux Suisses. Mais devant l’avachissement de notre gouvernement, pour l’instant, il faut voter oui à l’initiative de l’UDC sur l’autodétermination. Pour que celles et ceux qui leurs succéderont aient devant eux une situation saine avec une Constitution qui prime clairement sur le droit international ce qui facilitera les choix politiques à venir. Des choix destinés à défendre la Suisse et les Suisses et non pas à plaire à Bruxelles.

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  • Les vieilles cicatrices du PLR

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    Ce sont bien plus que les « cagnottes de Pierre Maudet » que l’on découvre aujourd’hui. C’est un complot, bien radical, canal historique. C’est l’expression d’une volonté de garder de la monnaie pour privilégier ses propres candidats au sein d’une nouvelle formation et conserver le pouvoir. C’est aussi de la défiance vis-à-vis des libéraux. Il n’y eu donc pas fusion mais test. Il n’y eu pas la confiance nécessaire, totale, entre ces deux vieux partis qui nous ont fait croire à un mariage d’amours, avec tout le tralala, les invités, y compris les ancêtres, les cadeaux et le bal avec grand orchestre.

    Non, plus prosaïquement, il y a eu alliance par obligation, une alliance sous contrôle radical. Ces cousins sournois, n’ont pas tout mis dans la dote nuptiale. Des rusés façon 19e siècle. Un consentement de tordus dès l’origine où l’on cache le magot pour que seule sa famille politique en profite. Il y a eu un tordu, il y a eu un cocu.

    Dans ce laboratoire de fréquentations malsaines, la déconvenue des amis de Pierre Maudet permet à certains d’entre eux d’aller à confesse, ce qui est plutôt amusant pour ces laïcards invétérés qui aiment à se déguiser le mercredi avec des tabliers en peau de cochon.

    Certes, Pierre Maudet tient son rôle. Sans état d’âme, utilisant tous ceux qui l’ont admirés. Les bourgeois savent donner le change. Mais ce grand type à la froideur cosmique et qui ne raisonne qu’en terme de plue-value personnelle, se voit démasqué étape par étape, comme on pèle une orange, minutieusement et avec gourmandise. Lui qui manipulait est manipulé. Lui qui commandait est commandé. Lui qui était extraordinaire est ordinaire.

    Le PLR n’est pas sorti de l’affaire. Au contraire. Ces caisses noires, ces versements façon dessous de table, je te donne 50’000F, tu oublies ma facture de 10’000F, ses anciens magistrats qui se souviennent mais pas de tout, qui parlent sous couvert, chuchotent leur vilénie aux oreilles des journalistes, toutes ces bassesses ne peuvent que fragiliser, voire fragmenter le PLR. La confiance des libéraux ne doit pas être bien épaisse en cette fin de semaine, au Boulevard Emile-Jaques-Dalcroze, là où siègeait l’ancien parti radical.

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